La prochaine compagnie aérienne réunionnaise

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« Ce matin, c’est un grand moment pour Pierrefonds. L’aéroport est prêt à redécoller avec un projet viable présenté par deux personnes qui ont fait leur preuve« . 

Trois mois après le coup de gueule d’André Thien Ah Koon, président de la Casud, sur le devenir de l’outil aéroportuaire, les élus du sud sortent de leur chapeau le projet Newco. Derrière cette abréviation anglaise se cache peut-être la future compagnie aérienne qui assurera à Pierrefonds une viabilité économique certaine. 

Le projet est piloté par deux anciens poids-lourds d’Air Austral : Gérard Ethève et Gabriel Pinelli, ex N°1 et N°2. 

Les deux hommes s’appuient sur le constat qu’aucune compagnie desservant actuellement Gillot ne trouve d’intérêt à couvrir une seconde plateforme dans l’île. D’où l’idée de créer une compagnie totalement fixée à Pierrefonds et dont l’intérêt sera de composer avec les faiblesses actuelles de l’aéroport du sud de la Réunion et celui de Dzaoudzi à Mayotte. 

La formule est répétée à l’envi par Gabriel Pinelli. « Transformer deux handicaps en avantage exclusif« . Au regard de ces contraintes structurelles, avec en tout premier lieu la longueur de piste, les porteurs de projet Newco ont retenu le Boeing 767-300ER (262 sièges) comme celui présentant « les meilleures performances économiques« . La compagnie tournera avec deux de ces appareils. 

La Newco proposera dans sa phase de lancement (phase 1) un Pierrefonds/Paris de 2 à 3 fréquences par semaine  avec une escale technique d’une heure dans le sens sud/nord. L’escale technique peut être envisagée au Caire ou Louxor en Egypte. L’arrivée à Paris pourrait se faire soit à Orly soit à Charles de Gaulle. 

Deux autres fréquences s’ajusteront sur du Pierrefonds/Dzaoudzi/Paris, et deux autres seront calées sur du Pierrefonds/Dzaoudzi/Marseille. Sur le plan tarifaire, la compagnie « visera à se positionner au plus bas du marché, compte tenu de ce que font nos concurrents« , promet Gabriel Pinelli qui ajoute : « Il n’y a pas de surcharge carburant dans le projet Newco« . 

Gabriel Pinelli et Gérard Ethève espèrent dans le meilleur des cas pouvoir lancer la compagnie fin décembre 2015. Ne restera plus qu’à trouver un nom plus exotique à la compagnie.

SOURCE : Zinfos974

Newco : le projet de la future compagnie réunionnaise

Une nouvelle compagnie aérienne pourrait assurer dès l’hiver 2015 des liaisons entre la métropole et l’île de La Réunion, où elle utiliserait l’aéroport de Saint Pierre Pierrefonds et non pas celui de Saint Denis Gillot. Baptisé Newco, le projet est porté par les communes du Sud de l’île et par un ancien d’Air Austral.

Annoncé ce 22 Décembre par les collectivités territoriales du Sud de La Réunion, le projet Newco est spécifiquement conçu pour l’aéroport de Saint Pierre Pierrefonds, dont l’activité est en baisse depuis plusieurs années (82.000 passagers en 2013, soit 13,6% de moins que l’année précédente).

La compagnie, dont le nom reste à définir, pourrait être lancée dès la fin Décembre 2015, sous réserve de l’obtention des fonds et du certificat de transporteur aérien (CTA).

Newco consiste à relier Saint Pierre à Paris et Marseille via Mayotte dans un premier temps; puis s’ajoutera un Saint Pierre-Paris via un autre point intermédiaire comme Le Caire ou Louxor, uniquement pour assurer le ravitaillement de l’appareil (sans droits de trafic). Les vols sont prévus de nuit.

En fonction des contraintes opérationnelles et notamment des pistes courtes à Saint Pierre et Mayotte, le type d’appareil retenu est un Boeing 767-300ER, dans une configuration bi-classe de 262 sièges, dont 24 en « confort amélioré » et 238 en Economie. La compagnie aura besoin de deux exemplaires, pour assurer un programme de vols de 8.000 heures annuelles, soit 4.000 heures chacun.

Le projet Newco vise aussi à commercialiser des billets « 20% moins cher » que les tarifs constatés aujourd’hui, selon les collectivités locales.

Estimé à 20 millions d’euros, le lancement de la nouvelle compagnie sera financé à hauteur de 30% par les communes du Sud de l’île (Casud et Civis), les 70% restants par des investisseurs privés. Parmi eux, Gérard Ethève, fondateur et ancien dirigeant d’Air Austral. Cette compagnie reste la seule basée sur l’île aujourd’hui. Elle opère depuis Saint Denis Gillot, comme les trois autres transporteurs qui relient La Réunion à la métropole : Air France, Corsair et XL Airways.

Le trafic entre Paris et Saint Denis Gillot s’est établi à plus de 1,1 millions de passagers en 2013, soit une augmentation de 13,8% par rapport à  l’année précédente, selon la DGAC.

Les aéroports de Saint Denis Gillot et Saint Pierre Pierrefonds sont distants de 49 kilomètres à vol d’oiseau, environ 60 kilomètres par la route.

SOURCE : Air info

Partage de codes entre Air France et Air Austral

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Le rapprochement Air France/Air Austral se concrétisera le 15 Décembre 2014 avec une offre étendue pour les clients des deux transporteurs. Mayotte et les Comores apparaissent dans le catalogue de la compagnie Nationale. 40 destinations européennes sont possibles depuis de La Réunion.

A l’heure des  restructurations indispensables, d’une crise économique sans précédent et d’une grève des commandants de bords, Air France termine l’année 2014 dans le rouge.
De son côté Air austral tente de redresser la barre depuis deux ans. Le nouveau directoire de la compagnie locale s’affaire à effacer les dettes.
 
La brusque chute des prix du pétrole et un accord prometteur entre Air France et air Austral pourraient contribuer à un regain d’optimisme chez les nouveaux partenaires.

Dès le 15 Décembre 2014, un accord signé entre les compagnies va entrer en vigueur. Les clients d’Air France auront désormais la possibilité d’acheter un billet Paris/Mayotte ou Paris/Moroni. En contrepartie, 40 destinations européennes sont proposées par Air Austral au départ de La Réunion. Dans les deux cas, le client n’aura plus à se promener avec deux billets. Cette harmonisation entraine également une prise en compte des plans de vols et des horaires des avions pour limiter, quand c’est possible, la durée des transits.  
 
Un rapprochement inévitable 
 
Fini, donc, l’achat de deux billets pour voyager sur l’une ou l’autre compagnie. Ce premier accord  en appelle d’autres. Le catalogue des deux compagnies devrait s’élargir au fil des mois, dans l’océan Indien pour Air France et en Europe pour Air Austral.
 
Cette signature n’est pas surprenante. La compagnie locale est naît de la volonté politique de La Région sous la présidence de Paul Vergès avec l’aide non dissimulée d’Air France. Les années et les stratégies avaient éloignées les deux parties.
 
La crise, les difficultés financières, le changement de présidence, l’installation de personnes issues de la compagnie Nationale aux commandes d’Air Austral sont autant d’éléments qui ont accélérés le rapprochement des deux sociétés. Un « mariage » de raison dont les clients devraient être les premiers bénéficiaires.

SOURCE : Réunion 1ère